mardi 13 décembre 2011

Conseil municipal du 12 décembre - débat d'orientation budgétaire 2012 - intervention Bertrand Vrain

Ce débat intervient dans un contexte économique et social, très bien décrit dans la présentation de Pascal Bolo, particulièrement préoccupant. Il suscite quelques réflexions de la part des élue-s Alternatifs


Le déficit public de l’état est élevé mais, paradoxalement, il est monté en épingle depuis 2008 à cause du renflouement des banques, grandes responsables de la situation et face à ces banqueroutes, le gouvernement ne prévoit que des réductions sur les dépenses et bien peu d’accroissement des recettes, ponctionnées depuis de nombreuses années de façon particulièrement injustes.


De fait, ce ne sont pas les responsables de la crise, c'est-à-dire les acteurs financiers des « marchés » qui vont la payer, ni même les contribuables les plus aisés, qu’ils soient personnes privées ou entreprises ; cette politique d’austérité mène l’UE au bord du gouffre et même certains pays sont déjà dans le gouffre à l’exemple de la Grèce, du Portugal ou de l’Espagne, sans parler de l’Italie, récemment prise en main par un mentor des finances européennes.


Cette situation paradoxale du pompier pyromane nous invite à soutenir les demandes pour un audit citoyen de la dette publique ; nous devons décoder ce fatras de propos moralisateurs et les diktats qui les accompagnent de la part des responsables français et européens des finances.

mardi 6 décembre 2011

Aline Chitelman, nouvelle conseillère municipale nantaise


Suite à la démission de Michelle Meunier, élue sénatrice de Loire Atlantique, notre camarade Aline Chitelman est devenue nouvelle conseillère municipale de Nantes. Nous lui avons demandé de se présenter et de nous dire dans quel état d'esprit elle entamait cette nouvelle et importante responsabilité publique.


Aline Chitelman : "Je suis membre des Alternatifs depuis leur création. Je suis arrivée à Nantes à l’automne 1986. J’étais déjà militante et je le suis restée. Ca a certainement contribué à mon intégration dans la ville. J’ai d’abord habité dans un HLM à Port Boyer. A l’époque, lorsqu’on remplissait les conditions de ressources, on n’attendait pas aussi longtemps que maintenant pour se voir proposer un logement. J’y suis restée jusqu’à mon emménagement sur Nantes Sud il y a une dizaine d’années.

Je travaille aux Impôts. On dit Finances Publiques aujourd’hui. J’étais agente à mon arrivée à Nantes. Deux concours internes plus tard, je suis devenue contrôleuse principale. Ce qui explique mon départ de Port Boyer. Payer un surloyer fait réfléchir aux priorités d’attribution des logements sociaux.


Je travaille et je milite aussi syndicalement. Travailler pour vivre, militer au syndicat pour résister et changer le travail, militer politiquement pour résister et changer la société, ça m’a toujours semblé couler de source. Bien sûr, ça ne veut pas dire qu’il est simple de militer.


Peu à peu, je suis devenue féministe. Je ne le vis pas comme un investissement associatif ni comme un supplément d’âme. C’est le prisme à travers lequel j’interprète le monde. Je serai à la retraite dans 4 ans, je ne militerai plus dans un syndicat quand ma vie se sera trop éloignée du travail, mais je resterai toujours féministe.
Ce que je déteste le plus ? l’injustice
Ce que j’aime le plus ? la convivialité"


Quelles sont tes priorités pour ce mandat municipal ?

lundi 10 octobre 2011

Conseil municipal du 7 octobre - Schéma départemental de cohérence territoriale - intervention de Bertrand Vrain

Conformément à la loi du 16 décembre 2010, le Préfet nous propose un schéma départemental dit de coopération intercommunale. Nous le savons, car nous combattons cette loi, toutes sensibilités de la majorité municipale réunies, ce Schéma traduit clairement la reprise en main par l’Etat de l’organisation des territoires locaux, faisant ainsi de la décentralisation un concept à géométrie variable : aux collectivités une responsabilité de plus en plus importante sur nombre de domaines, avec, il faut le reconnaître, des succès comme le transport régional, la gestion des collèges ou des lycées par exemple, responsabilité accompagnée d’un désengagement financier de l’Etat que nous combattons toutes et tous ici à gauche, et de l’autre côté, une main mise via ces Schémas départementaux et ses regroupements plus ou moins autoritaires, notamment pour les communes isolées ou via les Directives Territoriales d’Aménagement, qui ne sont pas nouvelles, tout cela accompagné de la RGPP, qui mine les services publics, de la poste au système de santé, notamment en zone rurale.


Pour nous, Alternatifs, l’aménagement du territoire est une « ardente obligation » mais il doit respecter à la fois la diversité et la solidarité avec un outil essentiel qu’est la péréquation financière.Mais le périmètre du SCOT n’est pas, pour ce sujet précis, le plus pertinent.

Conseil municipal du 7 octobre - Une rue Pauline Roland à Nantes - intervention de Louisette Guibert


Pourquoi donner à une rue de Nantes le nom d’une femme que l’histoire n’a pas reconnue ? Parce que nous sommes encore bien frileuses dans nos luttes alors que sont devenues réalités les utopies pour lesquelles Pauline Roland s’est battue. Parce que nous sommes un peu trop sûrs que l’avenir ne mettra pas en cause les droits acquis par nos luttes. Parce que nous ne pouvons ignorer l’histoire des femmes, ni la géographie, car la condition servile est toujours là pour les femmes dans bien des pays.


Quand Pauline Roland naît, à Falaise, en 1807, la Révolution vient d’écarter les femmes des « imprescriptibles droits de l’humanité ». Privées de tous droits civiques par la Constituante, les femmes sont écartées de toute vie publique par la Convention : « les clubs et les sociétés de femmes, sous quelque dénomination que ce soit, sont défendus ». Un projet du Comité de législation formulera ainsi cette ségrégation absolue : « les enfants, les insensés, les mineurs, les femmes , les condamnés à une peine infamante... ne seront pas des citoyens ». Et on aboutit, tout naturellement, à l’article 1124 du code Napoléon : « La femme est donnée à l’homme pour qu’elle fasse des enfants. Elle est donc sa propriété comme l’arbre à fruits est celle du jardinier » Il est étonnant qu’en cette période la mère de Pauline ait tenu à soigner l’éducation de ses deux filles et leur ait donné un précepteur. M. Desfray, le précepteur est Saint-Simonien. Pauline se passionne pour cette théorie, d’autant plus que les saints-simoniens veulent atteindre leur but par la seule vertu de l’exemple et de la prédication et refusent d’imposer leurs idées par des mesures arbitraires.

mercredi 3 août 2011

L’internationale sera le genre humain !


Quoi de plus concret que cette solidarité entre les combats contre la destruction de bouts de notre planète par les puissants et les firmes internationales qui les soutiennent, envers et contre tout.


Le rassemblement à Notre Dame des Landes (NDDL) de juillet 2011 marquera la situation politique comme un moment où se sont rencontrés, autour de notre lutte contre la construction du nouvel aéroport, les militantes et militants russes qui sont debout contre VINCI, leurs hommes de main et le gouvernement de Moscou qui veulent soumettre ce bout de nature qu’est la forêt de Khimki aux intérêts des oligarques, les Rouges et Verts turcs qui ne veulent pas du nouveau franchissement du Bosphore toujours avec le même VINCI et nos amis anglais qui ont obtenu l’annulation de la construction de la 3ème piste à Heathrow.


Désormais cette lutte de NDDL se pose comme élément discriminant dans le paysage politique français. Symbolique d’un refus de céder aux vieux réflexes d’un productivisme qui traîne les savates, elle a su, avec cette conjonction de toutes les organisations politiques françaises, de gauche pour la plupart, fédérer ces forces qui non seulement réfléchissent à ces projets d’aménagement du territoire, mènent la critique sur tous les fronts, social, écologique et démocratique, mais encore en font un enjeu national pour les échéances électorales à venir, présidentielle et les législatives. Si l’UMP et du PS sont unis pour la circonstance pour défendre ce projet d’un autre âge, des fractures internes sont apparentes, de même que pour le PCF, avec, dans le 44, une direction fédérale qui appuie le projet mais avec la fédération de Vendée partie prenante de la mobilisation..

jeudi 7 juillet 2011

Conseil municipal du 1er juillet - Franchissement de la Loire à l’ouest de l’Île de Nantes : comment relever le défi ?


Premier débat, gageons qu’il se poursuivra tant dans cette instance qu’avec les habitants, leurs associations et les organisations syndicales concernées avant toute décision.


Le rapport d’Eric Chevalier est instructif à plus d’un titre ; d’abord du factuel :
1. 6 ponts routiers relient l’Ile de Nantes au Nord et 4 au Sud ;
2. Entre 2004 et 2007, les franchissements N-S ont diminué de 10% ;
3. En 5 ans, les franchissements N-S en voiture ont diminué de plus de 20%, principalement au profit des Transports Publics et nous voyons ici l’effet positif de nos politiques publiques de déplacement, en l’occurrence avec l’apport de la ligne 4 ;
4. Les deux franchissements sur le périphérique ont des capacités limitées en heures de pointe et le périphérique lui-même voit une charge croissante.


Soulignons que ce dernier constat est habituel pour toutes les infrastructures routières : les habitués des études de déplacements vous diront qu’une route est calibrée pour son trafic standard alors qu’une voie ferrée doit l’être pour son trafic de pointe. Les ingénieurs du corps des Ponts & Chaussées qui ont accompagné le développement fulgurant des années 60 à 80 ont toujours en tête ces grandes aménagements autoroutiers des 30 glorieuses. Malheureusement, quelques mauvais réflexes subsistent, comme, par exemple l’aménagement des 2 x 4 voies à La Moëre, large comme une piste d’aérodrome ou encore une opération semblable pour la sortie Ouest de Nantes à Sautron.


Avec l’examen du Plan de Déplacement Urbain, d’autres constats méritent notre attention :

Conseil municipal du 1er juillet - Réhabilitation de l'ancienne Bourse du Travail


« Du passé faisons table rase », ce slogan de l’Internationale, à Nantes, c’est la droite qui l’a mis en pratique dans les années 80. Rappelons-nous la destruction du patrimoine des années 30. La mise à terre du garage Citroen de la rue Alfred Riom annonçait la destruction programmée des Salons Mauduit, que, fort heureusement, nous avons sauvés en 1989.


Pour les militants de gauche, les Salons Mauduit ont une importance patrimoniale et historique, au sens premier du terme. Ils ont été au coeur de l’histoire de la gauche nantaise. C’est ainsi là qu’a eu lieu, en 1934, le congrès du Parti Radical-Socialiste qui a préparé le Front Populaire et bloqué le projet de réforme autoritaire des institutions promu par la droite au lendemain des émeutes du 6 février.


Pour notre mouvement, c’est le souvenir des Comités Juquin. Comment ne pas évoquer le grand meeting qui a rassemblé toute la gauche en 2002 entre les deux tours des élections présidentielles pour appeler à battre le candidat du F.N.