
Nous élu-e-s Alternatifs – UDB soutenons naturellement la signature de ce contrat local de santé qui continue d’ailleurs la démarche initiée depuis plusieurs années avec l "Atelier Santé Ville" sur les quartiers populaires. En France, la santé est de compétence nationale et c’est une excellente chose. C’est en effet à l’État de se faire le garant de l’égalité entre les territoires. Nous espérons d’ailleurs qu’il aura à cœur de faire disparaître les déserts médicaux, sources d’une des inégalités les plus choquantes : celle devant la maladie. Mais aussi qu’il fera cesser le désengagement de la sécurité sociale contraignant les particuliers, enfin ceux qui le peuvent, à souscrire des complémentaires santé.
Si elle n’a pas vocation à se substituer à l’État, la Ville peut néanmoins jouer son rôle dans le domaine de la prévention et de l’accès au droit, en particulier dans les quartiers prioritaires. Parce que l’accès aux soins relève à la fois des possibilités financières et de la proximité des intervenants.
Nous ne sommes pas égaux face à la maladie. Nous le savons l’obésité, les addictions ou le suicide sont souvent des maladies de la pauvreté, résultat d’une absence de prévention, d’une éducation déficiente, d’une mauvaise alimentation. La Ville, qui est le premier lieu de la lutte contre l’exclusion et le premier espace de solidarité se doit d’agir dans ce domaine.





