samedi 25 septembre 2010

Les Roms parias aussi à Nantes ?


Le Président de Nante Métropole va enfin recevoir l’association Romeurope. Il était temps car le climat se dégrade dans une atmosphère de ségrégation nauséabonde causée par la politique à caractère raciste du gouvernement qui ne peut que rappeler une époque sinistre de notre histoire.


Cela fait de longtemps que des élu-e-s Alternatifs de Nantes réclament la tenue d’une table ronde, conformément à la demande de Romeurope et nous avons envoyé, avec les élus Verts, un courrier à Jean-Marc Ayrault en ce sens il y a plusieurs mois.


Nous le disons et le répétons, la politique systématique d’évacuation, souvent musclée, des terrains occupés n’est pas une solution. Les communes de Sainte-Luce et Indre ont montré que d’autres pratiques sont possibles.


Si 3 sites d’accueil ont bien été aménagés dans l’agglomération en 2005 et 2006, le dispositif d’accueil reste très insuffisant et il conviendrait d’opérer avec fermeté vis-à-vis des maires des communes qui ne veulent pas respecter la loi Louis Besson. Et ils sont nombreux dans la métropole puisque 17 communes sur 24 ont plus de 5000 habitants.


Les élu-e-s Alternatifs regrettent également la récente décision de la Ville de Nantes de faire appel de la décision du Tribunal de Grande Instance la condamnant à verser 300€ d’indemnités à chacun des 29 Roms expulsés. Au-delà du côté cynique vis-à-vis de personnes en situation d’extrême précarité, cette décision conforte, qu’on le veuille ou non, la politique de stigmatisation véhiculée par le gouvernement. Nantes, ville solidaire, n'a pas à jouer les supplétifs du Ministre de l'Intérieur !

Bertrand Vrain

vendredi 6 août 2010

Claude PROU


Une grande dame de la solidarité nous a quittés.

Militante socialiste de longue date, Claude PROU était d’abord une indignée permanente face aux injustices. Elue municipale à Nantes de 1977 à 1983, puis de 1989 1995, elle a toujours su mettre cette sensibilité et ses convictions de femme de gauche au service des opprimé-e-s et des victimes des accidents de la vie.

Son humanité et sa détermination vont nous manquer mais son exemple demeurera à jamais dans la mémoire de nombreux nantais-es.

François Préneau (ex-élu municipal nantais de 1989 à 2001)

lundi 31 mai 2010

Projet d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes : quand la démocratie formelle combat la démocratie réelle !

Le projet est vieux de 40 ans ; les oppositions sont aussi anciennes que lui et Les Alternatifs sont une des parties prenantes du mouvement depuis le début. Le processus formel, de « débat public » a eu lieu en 2003, une enquête publique et une déclaration d’utilité publique en 2008, évidemment conforme aux conclusions de la commission d’enquête en évitant de répondre aux réserves qui y étaient incluses. Celles-ci précisaient, entre autres, que le projet était un pari sur l’avenir. Elles tombaient à pic, juste avant l’envolée du prix du pétrole à près de 150 $ le baril en 2008 après avoir été autour de 25 $ en 2003, au moment du débat public, pour se situer aujourd’hui, en pleine crise économique mondiale, à 90 $. A ce rythme, des paris, il y en a et ce n’est pas fini.

Ce projet, soutenu par les présidents socialistes de Nantes-métropole et Maire de Nantes, du Conseil Général de Loire-Atlantique, et du Conseil Régional des Pays de la Loire, a fait l’objet de délibérations dans les 3 conseils pour assurer un équilibre financier à l’entreprise délégataire du Partenariat Public Privé retenu incessamment pour assurer non seulement la construction de l’infrastructure mais aussi l’exploitation pour 55 ans. Ces délibérations précisent qu’en cas de retour à meilleure fortune, c'est-à-dire des bénéfices pour l’exploitant, il pourra rembourser ces aides des collectivités locales. C’est ce qu’on appelle la socialisation des pertes car chacun imagine la pertinence des prévisions économiques qui sous tendent l’équilibre économique du projet pour 55 ans, alors que le baril de brut sera à 150 $, 200 $, 500 $ ou, pourquoi pas 1 000 $, soit 6 fois le prix de 2008 qui, lui-même était 6 fois celui de 2003.

Dans notre monde du transport aérien, complètement libéralisé, les compagnies ne prendront pas de gant pour fuir une plateforme ou une autre comme elles l’ont fait à Clermont-Ferrand ou comme elles menacent de le faire à Marseille si le dumping social qu’elles mettent en œuvre ne peut pas se faire comme elles le souhaitent ; le capitalisme n’a pas de morale, il n’a que des intérêts. Et dire que les socialistes soutiennent ce type de développement !

Bien entendu, en plus des élus communistes et UMP, les majorités socialistes des trois collectivités suivent, le doigt sur la couture du pantalon, les directives des présidents, tant la trouille de ne pas être soutenu par l’appareil socialiste pour les prochaines élections est prégnante ; soutien à l’unanimité ou presque puisque quelques élus courageux refusent ce chantage et s’opposent publiquement au projet comme les élus Alternatifs, Verts, et … MODEM.

L’opposition s’est structurée et démonte les arguments des promoteurs du projet, partout, comme nous l’avons fait pour le TCE, dans les villes et les campagnes. Si bien que, petit à petit, non seulement les agriculteurs et riverains de Notre-Dame-des-Landes se lèvent en masse mais aussi plus de 600 élus et même des pilotes professionnels et de nombreux habitants, y compris autour de la plateforme actuelle de Nantes-Atlantique qui subissent pourtant des nuisances sonores.

Nos édiles socialistes n’ont pourtant pas jugé utile de réorganiser un nouveau débat public alors que les éléments de base du débat de 2003 ont changé du tout au tout. Pire, ils refusent de provoquer une étude indépendante sur l’opportunité du projet et les solutions alternatives permettant de réduire les nuisances actuelles liées à l’orientation de la piste de Nantes-Atlantique.

Les arguments des porteurs du projet s’affaissent sous la critique, les uns après les autres : la soi-disante saturation de la plateforme actuelle, les risques liés au survol de Nantes, déniés par les pilotes professionnels, les perspectives pharaoniques avancées de développement du secteur aérien. Le projet implique pourtant la stérilisation de plus de 2 000 ha de terres et la perte d’un bassin agricole dynamique en zone péri-urbaine ainsi qu’une zone de biodiversité exceptionnelle, il fragilise des emplois au Sud Loire et le site Airbus proche de la plate-forme actuelle (2000 emplois) et il implique des investissements colossaux sans prouver son utilité sociale, il aggrave l’étalement urbain au nord de l’agglomération et il porte des risques d’inondations dans des zones urbanisées. Mais rien n’y fait.

Que les opposants tiennent une vigie devant le Conseil Général depuis un an et demi, vigie transportée le 5 mai devant l’assemblée nationale au moment de la discussion du Grenelle 2, avec l’appui des Alternatifs, qu’ils réclament à corps et à cri cette étude indépendante, qu’ils argumentent, qu’ils interpellent, rien n’y fait. Les présidents restent droit dans leurs bottes : circuler, il n’y a rien à discuter, le débat a eu lieu, Notre-Dame-des-Landes se fera, comme dit Jean-Louis Borloo. Le seul débat en Conseil municipal de Nantes, avec l’appui zélé de l’émissaire de la préfecture, a été provoqué à la demande de l’opposition de droite et en application du règlement intérieur, un comble ! Le débat au sein du Conseil Général a tout droit conduit son président à pousser une élue opposée au projet à rendre sa délégation. Mais, comme toute opposition condamne son auteur à rester un élu « de base », c'est-à-dire sans pouvoir sinon celui de parler, l’éviction du seul opposant au bureau du syndicat mixte d’études dédié au projet laisse rêveur lorsqu’on sait qu’il s’agissait du représentant unique de la Communauté de Communes d’Erdre et Gesvres sur laquelle est précisément situé le projet.

Ainsi, la démocratie formelle et administrative du projet se déroule inexorablement, sourde aux argumentaires et à la démocratie de terrain.

Mais l’opposition au projet et la mise en avant des propositions alternatives se renforcent : le Dixième rassemblement contre le projet à Notre-Dame-des-Landes se déroulera les 2, 3 et 4 juillet 2010 au lieu-dit LE LIMIMBOUT avec :

• Vendredi 2 juillet : 3ème édition du festival de musique «Le Plancher des Vaches » (rock et textes militants, reggae dub, rock country)

• Samedi 3 juillet : stands d’information, diaporama et conférences : écologie, social, économie…Délocalisation/relocalisation

• Dimanche 4 juillet : 10e pique-nique des opposants et après-midi musicale


Bertrand Vrain, conseiller municipal Alternatif de Nantes

mercredi 7 avril 2010

Conseil municipal de Nantes du 2 avril 2010 : droits des femmes




Intervention de Louisette Guibert


La Ville s'est engagée depuis déjà de longues années dans des politiques volontaristes pour l'égalité entre les femmes et les hommes.

Je voudrais profiter de cette délibération pour dire mon inquiétude quant à la volonté de l'Etat de mettre en oeuvre les politiques publiques en faveur de l'égalité entre les femmes et les hommes au niveau régional eu égard aux conditions dans lesquelles la nouvelle déléguée régionale a été nommée.

Un peu d'histoire :

En 1978, lors de la nomination de Françoise Giroud, première secrétaire d'Etat à la condition féminine placée auprés du Premier ministre, les féministes sur le terrain se sont mobilisées pour que soient créées des délégations régionales pour une mise en oeuvre opérationnelle des orientations stratégiques d'égalité, et ainsi être les interlocutrices privilégiées des associations et des réseaux militants.

L'idée était de mettre un service sous l'autorité directe des préfets, service dirigé par un cadre, agent de l'Etat catégorie A, ou par un contractuel titulaire d'une licence ou d'une équivalence.

Lors du départ à la retraite de Marie-Françoise Gonin, le préfet a fait appel à candidature et, suite à une étude de dossiers, suivie d'entretiens, une personne a été proposée par le préfet pour nomination par madame Morano comme déléguée régionale aux droits des femmes et à l'égalité.

Or cette personne proposée n'a pas été nommée.

A été nommée Madame Leridant Annick, dont le dossier avait été rejeté en premier examen car elle ne possède pas le niveau licence requis pour ce type de poste.

Compte tenu des conditions dans lesquelles s'est effectuée cette nomination, au mépris des règles concernant le niveau de recrutement et de compétences, cette nomination ne peut être interprétée que comme une dévalorisation de cette fonction.

Les associations qui luttent pour les droits des femmes et tout particulièrement le collectif de vigilance féministe se sont mobilisées dés que des rumeurs ont vu le jour, et ceci sans succès.

Au delà du blocage que vont provoquer les conditions dans lesquelles Madame Leridan a été nommée, cette nomination est très inquiétante pour l'avenir de ce service.

Je rappelle qu'en 2002 nous luttions pour retrouver comme au temps d'Yvette Roudy un ministère des droits des femmes. Aujourd'hui ce n'est plus qu'un service qui dépend du ministère du travail, des relations sociales et de la solidarité, service qui n'a plus aucune autonomie et est rattaché à la mission solidarité et intégration.

On voit là le chemin parcouru dans le sens d'une disparition de cette politique publique aujourd'hui encore si nécessaire dans un pays où l'égalité de fait est loin d'être atteinte et où une femme meurt tous les deux jours et demi sous les coups de son conjoint.

Pour ma part, j'interprète cette nomination contestable et contestée comme le signe d'une fin programmée du service régional aux droits des femmes et à l'égalité.

Conseil Municipal de Nantes du 2 avril 2010 : l'action éducative



Intervention de Louisette Guibert


Comme on le voit depuis le début de ce débat, la réussite éducative est une responsabilité partagée, partagée avec les premiers éducateurs que sont les parents, partagée avec l'école, partagée avec les associations et et les structures de loisirs, et donc partagée entre les différentes politiques de notre collectivité.

Cette responsabilité partagée s'inscrit dans le respect de la place de chacun des acteurs et de la continuité de la chaine éducative, car sur notre territoire des actions éducatives sont mises en oeuvre bien au delà de nos seules prérogatives réglementaires.

Les actions éducatives mises en place pour permettre :

1.la réussite scolaire :

Il s'agit, en cohérence avec l'école, de soutenir des actions qui aident les enfants et les jeunes à réussir leur scolarité.

2.L'apprentissage de la citoyenneté

L'offre éducative favorise l'apprentissage des règles de vie en société, sans lesquelles l'enfant ou le jeune ne peut se sentir en sécurité. A travers la pratique d'activité , l'élève à l'école, comme l'enfant ou le jeune dans la cité est amené à reconnaître, à respecter, voire à élaborer avec d'autres des règles de vie communes.

3.L'ouverture au monde :

il s'agit d'une valeur fondamentale de l'éducation pour toutes et tous qui se traduit par la rencontre de la diversité et l'élargissement du champs d'expérience.

En élargissant son environnement social et culturel l'offre éducative favorise le partage social, culturel et générationel. C'est un espace de valorisation dans une perspective de reconnaissance de l'autre. Il s'agit aussi de permettre à tous les enfants de découvrir de nouvelles activités, de nouvelles pratiques pour élargir leur horizon culturel.

Quelques exemples de nos actions dans le domaine de l'éducation artistique et culturelle.

Les Actions lecture – écriture sont emblématiques de notre volonté politique : en lien avec la politique de lecture publique développée par les médiathèques et les lieux de lecture associatifs, nous avons mis en place le Centre de Ressources Ville (CRV). Les actions du centre de ressources sont à la fois sur le temps scolaire, en articulation étroite avec l'Education Nationale, mais aussi hors temps scolaire, en accompagnement des enfants les plus éloignés de la lecture.

Trois classes lectures sont organisées chaque année dans des écoles de ZEP ou à favoriser. Pendant deux semaines une classe travaille en lecture / écriture sur un projet avec le centre de ressources qui assure en parallèle une formation de l'équipe éducative de l'école concernée.

Un thème de lecture est choisi pour deux années par le CRV permettant aux classes nantaises volontaires de déposer des projets sur les lieux de lecture et sur le quartier.

Chaque année le CRV invite 5 auteurs jeunesse pour des rencontres à la fois avec les professionnels (bibliothécaires – enseignants – animateurs – personnel petite enfance...), mais aussi des rencontres avec les élèves. Il s'agit de permettre aux enfants d'être en relation avec des personnes dont le métier est d'être écrivain et d'échanger sur l'acte d'écriture.

La culture et les arts est ce qui donne sens aux apprentissages, c'est pourquoi l'éducation culturelle et artistique s'inscrit pleinement dans une politique de réussite éducative volontariste. Rappelons que le capital culturel est ce qui fait la différence dans la réussite scolaire – la « distinction » comme disait Bourdieu.

Nos établissements municipaux, que ce soit le Musée des Beaux Arts, le Museum d'Histoire Naturelle, le Château des Ducs de Bretagne, le Musée Jules Verne, le Planetarium, ont tous des services éducatifs tout à fait exemplaires et proposent des activités culturelles de la maternelle à l'université aux enfants scolarisés à Nantes. Cette part de leur activité est inscrite dans leur projet d'établissement.

Au delà de ces exemples, on peut citer le travail fait dans le cadre des concerts éducatifs mais aussi de la Folle Journée, de Angers Nantes Opéra, des lieux de cultures moins prestigieux comme le Pannonica entretiennent des rapports continus avec des écoles, des collèges et des lycées nantais, de petits lieux comme des galeries d'art associatives développent des actions de proximité. L'art en partage sur les quartiers prioritaires propose des actions de création partagée aux enfants et aux jeunes.

Sans recenser tout ce qui se passe dans le cadre du CEL, je veux juste vous lire un article paru hier sur un atelier l'école Ange Gépin.

Je pourrais citer beaucoup de domaines où la Ville accompagne ou initie des actions éducatives qui concourent à la réussite éducative.

•Actions d'ouverture à l'Europe dans le cadre du partenariat avec Euroécole.

•Les classes de découverte – en 2009, ce sont 1221 élèves nantais qui ont pu bénéficier d'une aide au départ en classes transplantées.

Enfin, comme vous avez pu le lire dans Nantes – Passion, et conformément à notre engagement dans le programme Nantes et Plus, nous nous attelons à une nouvelle étape pour permettre aux familles de scolariser leurs enfants dans une école qui propose une enseignement bilingue français – breton. Il s'agit pour nous de compléter l'offre, dans le cadre du service public en accompagnant l'ouverture d'une nouvelle classe bilingue à l'école des Batignoles, en partenariat avec l'association Div Yezh.

Pour conclure, je souhaite souligner que les actions culturelles sont des actions ouvertes à tous et à toutes avec un soutien privilégié aux publics et aux territoires fragiles, des actions qui articulent les temps scolaires et périscolaires, en lien avec le territoire aux enfants et aux jeunes, de la naissance à l'université des possibilités d'ouverture au monde, d'autonomie et d'épanouissement.

A travers les actions culturelles, notre ambition est grande, il s'agit en proposant à tous les enfants et à tous les jeunes, à chacun et à chacune, une approche sensible et critique du monde qui conjugue la sensibilité aux oeuvres et à leurs contextes, l'approche cognitives des languages et le développement des pratiques personnelles.

Cette approche contribue à la construction progressive de l'identité sociale, civique et culturelle tout en mobilisant et développant l'initiative et l'autonomie des enfants.

Enfin nous espérons qu'elle participe à construire des repères qui fondent une culture humaniste.

mardi 23 mars 2010

Un parrainage inadmissible



Alertés par les responsables de l'association France Palestine Solidarité sur le parrainage donné par la ville de Nantes à une conférence du vice-président de l'association France - Israël, Louisette Guibert et Bertrand Vrain sont intervenus auprès de M. Ayrault, député maire de Nantes :

"Nous avons été désagréablement surpris d'apprendre que la Ville de Nantes parraine, demain 24 mars, salle Jacques Demy, dans le cadre de la semaine de la francophonie, une conférence intitulée « Regards de la situation d'Israël en 2010 : géopolitique, économique et culturelle. », conférence au cours de laquelle interviendra Charles Meyer, vice-président de l'association France-Israël.

Tu n'es pas sans savoir que l'association France-Israël est présidée par William-Gilles Goldnadel, avocat de la pamphlétaire islamophobe Orianna Fallaci. Selon un rapport du MRAP il se ferait une spécialité de harceler juridiquement les journalistes qui refusent de se faire les thuriféraires du gouvernement israélien actuel et aurait des liens avec la Ligue de Défense Juive, organisation fasciste interdite en Israël.

Le soutien de France-Israël à la politique de colonisation tout comme aux agressions de l'armée israélienne contre les populations palestiniennes est, bien entendu, total. Quant à sa complaisance vis-à-vis de l'extrême-droite, les propos de son ancien président, Michel Darmon parlent d'eux-mêmes :

Depuis dix ans, la communauté juive s’est trompée de combat. Ce n’est pas Le Pen notre ennemi, mais la politique étrangère de la France

Tu comprendras que cette conférence, avec le soutien de la Ville de Nantes, est pour nous un réel scandale à l'heure où Israël bafoue ouvertement le droit international en intensifiant la colonisation à Jerusalem-est.

C'est pourquoi nous te demandons que cette conférence, qui se tient dans une salle municipale, soit purement et simplement annulée


Louisette Guibert et Bertrand Vrain

PS) bonne nouvelle : la Ville vient d'annoncer l'annulation de cette conférence avec France-Israël et Technion-France qui devait avoir lieu aujourd'hui 24 mars, frauduleusement dans le cadre de la semaine de la Francophonie.

mercredi 17 mars 2010

Notre Dame des landes : réponse à M. Bruno Hugues de Larauze



Dans le Forum de l'édition de mardi du journal Ouest France, Monsieur Bruno Hugues de Larauze, président de l’association Ouest-logistique défend le projet de Notre Dame des Landes en reprenant les mêmes arguments que les promoteurs du projet, tous démontés les uns après les autres.

On ne peut pas laisser écrire qu’un nouvel aéroport permettra une meilleure accessibilité aérienne aux autres villes européennes et que le déplacement à l’international à partir du grand ouest serait moins pénalisé qu’actuellement ? Les délocalisations d’entreprises évoquées par Monsieur Bruno Hugues de Larauze faute d’un « outil aérien compétitif » ne sont qu’une fable. En réalité, si les responsables économiques estiment qu’il n’y a pas assez de liaison directe au départ de Nantes, ce n’est nullement à cause de la plateforme actuelle qui est déjà un aéroport international mais en raison de la frilosité des compagnies qui n’estiment pas avoir de clientèle suffisante pour remplir leurs avions. Nantes-Atlantique est très loin d’être saturé ; il est comparable avec sa seule piste, à Genève, qu’on ne peut pas taxer d’aéroport provincial avec ses 13 Millions de passagers.

Mais, si Monsieur Bruno Hugues de Larauze met en avant les créations d’emploi, il ne parle pas de la désorganisation qu’impliquerait cette délocalisation de l’aéroport du sud au nord et la suppression de la piste utilisée par Airbus, ce qui fragiliserait les installations existantes et les emplois qui vont avec. Je rappelle qu’aucun site Airbus n’existe sans une piste.

Pour finir, je comprends quand même un peu Monsieur Bruno Hugues de Larauze dans son plaidoyer pour ce projet puisqu’il est président de la CCI de Saint-Nazaire et que deux prétendants à la concession de 55 ans, Vinci et Bouygues, ont, comme partie prenante et donc intéressée, la CCI Nantes/Saint-Nazaire.

La boucle est bouclée.

Bertrand Vrain