
Dans le Forum de l'édition de mardi du journal Ouest France, Monsieur Bruno Hugues de Larauze, président de l’association Ouest-logistique défend le projet de Notre Dame des Landes en reprenant les mêmes arguments que les promoteurs du projet, tous démontés les uns après les autres.
On ne peut pas laisser écrire qu’un nouvel aéroport permettra une meilleure accessibilité aérienne aux autres villes européennes et que le déplacement à l’international à partir du grand ouest serait moins pénalisé qu’actuellement ? Les délocalisations d’entreprises évoquées par Monsieur Bruno Hugues de Larauze faute d’un « outil aérien compétitif » ne sont qu’une fable. En réalité, si les responsables économiques estiment qu’il n’y a pas assez de liaison directe au départ de Nantes, ce n’est nullement à cause de la plateforme actuelle qui est déjà un aéroport international mais en raison de la frilosité des compagnies qui n’estiment pas avoir de clientèle suffisante pour remplir leurs avions. Nantes-Atlantique est très loin d’être saturé ; il est comparable avec sa seule piste, à Genève, qu’on ne peut pas taxer d’aéroport provincial avec ses 13 Millions de passagers.
Mais, si Monsieur Bruno Hugues de Larauze met en avant les créations d’emploi, il ne parle pas de la désorganisation qu’impliquerait cette délocalisation de l’aéroport du sud au nord et la suppression de la piste utilisée par Airbus, ce qui fragiliserait les installations existantes et les emplois qui vont avec. Je rappelle qu’aucun site Airbus n’existe sans une piste.
Pour finir, je comprends quand même un peu Monsieur Bruno Hugues de Larauze dans son plaidoyer pour ce projet puisqu’il est président de la CCI de Saint-Nazaire et que deux prétendants à la concession de 55 ans, Vinci et Bouygues, ont, comme partie prenante et donc intéressée, la CCI Nantes/Saint-Nazaire.
La boucle est bouclée.
Bertrand Vrain





